Nos conseillers émérites

 

 

Choisis pour leurs services au développement de la pensée critique et à la propagation des valeurs humanistes, nos conseillers émérites sont élus à vie, sur recommandation du conseil d'administration, par les membres donateurs réunis en assemblée générale.

Les conseillers sont appelées à fournir leur avis sur les affaires de la Fondation de façon individuelle et informelle aux membres du conseil d'administration qui en font la demande. Le conseil d'administration peut toutefois exceptionnellement convoquer une réunion du comité consultatif pour débattre de certaines orientations spécifiques advenant des circonstances particulièrement controversées.

Les conseillers sont habilités à prendre l'initiative d'adresser par écrit leurs critiques et suggestions directement au conseil d'administration lequel est tenu de répondre par écrit à de telles interventions. Ainsi, nos conseillers émérites sont la conscience de la fondation.

 

BarretteC 

Cyrille BARRETTE

Détenteur d'un doctorat en Éthologie de l'Université de Calgary, Cyrille Barrette est actuellement professeur titulaire en biologie de l'Université Laval depuis 1987. Son métier l'a amené à être l'initiateur de nombreux cours créés dans le département de biologie de l'Université Laval, tel que : éthologie, éthologie comportementale, sociobiologie, mammalogie, écologie animale...

Personne très impliquée, Cyrille Barrette a participé à de nombreuses conférences, débats et voyages d'étude. Il a également fait parti du jury d'examens de thèse et de mémoires d'étudiant(e)s. De plus, Monsieur Barrette a été juge à plusieurs occasions dont l'Expo-Sciences et le concours de photos de l'UQCN pour la revue Franc-Vert.

De 1978 à 1992, Cyrille Barrette a été éditeur adjoint de la revue d'écologie "La terre et la vie" ainsi que de la revue d'écologie et de systématique entre 1980 et 1990. Journaliste à ses heures, il a écrit de nombreux articles dans des revues avec comité de lecture. De plus, il est l'auteur du livre "Le miroir du monde : évolution par sélection naturelle et mystère de la nature humaine" qui est sorti en librairies en mars 2000 aux Éditions Multi-Mondes.

Conservateur de la collection de mammalogie de l'Université Laval: 5000 crânes de 150 espèces, il est disponible pour des interventions publiques, dans les médias ou ailleurs, sur l'évolution, y compris son utilité pour comprendre la nature humaine et pour éclairer les enjeux sociaux et personnels de la biologie moderne (clonage humain, conservation et biodiversité, génie génétique, OGM, etc...).

 

 

BungeM 

Mario BUNGE

Being interested in the philosophy of physics, Bunge began his studies at Universidad de La Plata, graduating with a Ph.D. in physico-mathematical sciences in 1952. There, and at Universidad de Buenos Aires, he was professor of theoretical physics and philosophy from 1956 until 1966, when, dissatisfied with the political climate of his country, he took the decision to emigrate. For a few years he taught in American, Mexican and German universities; in 1966 he settled in Montreal, Quebec, Canada, where he has been teaching at McGill University ever since.

Bunge's philosophy is systematically presented in his Treatise on Basic Philosophy, a monumental work in 8 volumes, comprising ontology, epistemology, philosophy of science, and ethics. There, and in more than 80 books and 400 papers, Bunge develops a comprehensive scientific outlook which he applies to the different branches of the natural and social sciences, and which is characterized by global rationalism, scientific realism [1], materialism, dynamicism, systemism [2], and consequentialism [3]. In the political arena, Bunge has defined himself as a "Left-wing liberal", in the tradition of the Argentine "positivist" movement of Los Ingenieros and Carlos Octavio Bunge (Mario's uncle). It should be noted, however, that Bunge is not a logical positivist, as he has repeatedly made clear, and as evinced by his interest in metaphysics, which the Vienna Circle despised as meaningless.

Mario Bunge's Home Page ( http://www.mcgill.ca/philosophy/faculty/bunge/ ).
Selected publications ( http://www.formalontology.it/bungem.htm).
Related links ( http://www.argiropolis.com.ar/ameghino/link/bunmar.htm) (in Spanish)

 

 

HebertJ 

Jacques HÉBERT

En 1954, alors que le Québec croupissait toujours sous la grande noirceur, Jacques Hébert fonde le journal Vrai, un hebdomadaire de combat qui livre une résistance courageuse à la répression duplessiste, qui ose en dévoiler les scandales, les pots-de-vin versés aux amis du régime, et qui maintient sa ligne critique même si ses annonceurs se font parfois acculer à la faillite par Duplessis luimême.

En 1958, avec Coffin était innocent, il lance sa première dénonciation de ce qu'il a qualifié de « plus grand scandale judiciaire du siècle ». Cinq ans plus tard, défiant les juges responsables de ce qui devenait « un cas de conscience à l'échelle de la nation », il en remet en publiant son célèbre J'accuse les assassins de Coffin qui lui vaut un outrage au tribunal. Au lieu de se plier au jugement l'enjoignant de renier ses idées, Jacques Hébert choisi la prison : voilà le geste courageux d'un homme qui ne craint pas de placer la liberté d'opinion, le sens de la justice et de la vérité au-dessus des manigances, des chantages et des menaces.

Entre temps, dans Scandale à Bordeaux (1959) il était l'un des premiers à éveiller la conscience du public à une cause dont les victimes n'ont pas encore obtenu réparation aujourd'hui, celle des enfants que l'on a appelés les « orphelins de Duplessis ». Cette cause est devenue aujourd'hui un autre « cas de conscience national » et Jacques Hébert est toujours du combat.

Jacques Hébert a aussi été le fondateur et le directeur des Éditions de l'Homme et des Éditions du jour. À la direction de ces deux maisons d'éditions, il a maintenu sa même ligne directrice qui est celle de la liberté d'opinion et n'a pas craint de publier des ouvrages qui s'inscrivaient à contre courant de la rectitude politique de l'époque. On pense entre autres à ce volume sur l'École laïque (1961) qui restera, jusqu'en 1995, l'un des seuls titres québécois traitant de la question. L'éditeur écrit au sujet de ce livre que, même s'il ne partage pas tous les propos de ses auteurs, sa publication vise à empêcher que l'on continue de dénaturer l'idée de laïcité.

Jacques Hébert n'a pas fait qu'écrire et publier ; il toujours été un homme d'action. En 1963, avec son ami Pierre Elliott Trudeau, il fonde la Ligue des droits de l'homme, aujourd'hui Ligue des droits et libertés, dont il sera le président jusqu'en 1972. Cet organisme, que nous sommes heureux de compter aujourd'hui parmi les défenseurs de la laïcité, a été de tous les combats pour la défense des droits fondamentaux avant même l'adoption des chartes canadienne et québécoise.

Même en tant que sénateur, Jacques Hébert s'est démarqué en conservant les idéaux qui l'ont toujours animé et qui ont guidé son action. En 1987 il livre une autre lutte mémorable et salutaire, cette fois aux côtés du Mouvement laïque québécois : alors que l'Opus Dei, par un projet de loi privée présenté devant le Sénat, cherchait à échapper aux lois fiscales canadiennes, Jacques Hébert est parvenu par ses nombreuses interventions à sensibiliser les milieux politiques et l'opinion publique aux dangers que représente pour la démocratie un tel accroc injustifiable aux lois civiles et à mettre en garde contre les dangers que représente pour les jeunes cette secte internationale qualifiée de Sainte Mafia. Son intervention fit en sorte que la puissante Opus Dei finit par renoncer à contourner nos lois. Il s'agit là, à notre avis, d'une éloquente défense du principe de la primauté des lois civiles sur les lois religieuses, c'est-à-dire de la laïcité de l'État. Il fut récipiendaire du prix Condorcet décerné par le MLQ en 2000.

 

 

 

 

MorgentalerH 

Henry MORGENTALER

Juif polonais d'origine, il survit aux camps d'Auschwitz et de Dachau et arrive au Canada en 1950 où il pratique la médecine à l'hôpital général de Montréal à partir de 1955 où il se consacre à la planification familiale.

En tant que président de la Société des humanistes de Montréal, il demande au Comité permanent de la santé et du bien-être social à la Chambre des communes d'éliminer la loi interdisant l'avortement. Arrêté plusieurs fois il persiste dans sa lutte jusqu'à ce que la Cour suprême du Canada abroge la loi qui interdit l'avortement en 1984 du fait qu'elle contrevient à la Charte canadienne des droits et libertés.

Il établit ensuite des cliniques d'avortement un peu partout au Canada. Il fut nommé Humaniste de l'année par l'Association canadienne des humanistes en 1973 et par la American Humanist Association en 1975. Son courage et persistance furent reconnus par d'innombrables organismes dont le Mouvement laïque Québécois qui lui a décerné le prix Condorcet en 1994.

Site web: Cliniques Morgentaler
Article biographique: http://www.theglobeandmail.com/series/morgentaler/

 

 

PayetteA 

André PAYETTE

Journaliste et essayiste, André Payette est diplômé de la Faculté de philosophie de l'Université de Montréal (1951). Il a aussi suivi une année de cours à l'Institut d'études politiques à Paris (1963-1964). Il débute dans la presse écrite en 1953 et fait aussi carrière en radio-télévision.

Il est expert invité du Centre international d'enseignement du journalisme de l'Université de Strasbourg (1959-1960), puis membre du Comité permanent de l'Université radiophonique et télévisuelle internationale à Paris (1963). Directeur du Centre d'enseignement des sciences et techniques de l'information (CESTI) de l'Université de Dakar, il est aussi membre du Centre national de l'audiovisuel de la République du Sénégal (1974-1975). Conseiller principal en communication auprès du premier ministre du Canada, le Très Honorable Joe Clark (1979-1980), il est membre de la délégation canadienne au G7 de Tokyo (1979) et membre de la première mission canadienne de secours d'urgence en Angola avec l'Honorable David McDonald (1986).

Dans les années 1990, André Payette est chargé de mission de l'Agence de coopération culturelle et technique (ACCT) auprès du gouvernement malien et de la République de Seychelles (1992) et de l'Agence canadienne de développement international (ACDI) auprès du Conseil supérieur de la communication de la République du Niger (1992-1993), puis auprès du gouvernement haïtien, à Port-au-Prince (1996). Ces missions sont essentiellement axées sur le rôle des médias dans ces pays. Durant la même période, il enseigne en communication à l'Université de Montréal et à l'Université de Sherbrooke, et en science politique à l'Université du Québec à Montréal, ainsi qu'à l'Université de Sherbrooke.

Sa carrière en radio-télévision s'est déroulée en grande partie à Radio-Canada où il a été, entre autres, directeur-adjoint du Service des émissions éducatives et d'affaires publiques (1964-1967), puis animateur des émissions « Politique atout » (1972-1974) et « Le 60 » (1975-1977), mais aussi à la SRTQ (1983-1991), à CTV (Toronto) et à TVA (1981-1982), ainsi qu'à CHRC, CHLN et Radio-Mutuel. L'exercice de son métier l'a amené à rencontrer plusieurs chefs d'État et des personnages politiques de la scène internationale et à réaliser avec eux des entrevues médiatisées.

André Payette est membre-fondateur, notamment, du Conseil des relations internationales de Montréal (1985-1992), et membre de l'Union des artistes, de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (1970-2001), de l'Union internationale des journalistes de langue française, du Centre québécois du P.E.N. international et de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois.

 

 

TremblayR 

Rodrigue TREMBLAY

Titulaire d'un baccalauréat en sciences économiques de l'université de Montréal (1963), d'une maîtrise en économique (1965) et d'un doctorat en économique et finances internationales (1968) de l'université de Stanford en Californie, le docteur Tremblay fut récipiendaire du Woodrow Wilson Fellow en 1963 et du Fellow Ford International de 1964 à 1967.

Il travailla principalement à titre de conseiller économique auprès de divers organismes, notamment la Banque du Canada (1968), l'Agence canadienne de développement international (1970 à 1976), le Conseil économique du Canada (1974), le ministère fédéral de la Consommation et des Corporations (1974 et 1975), les Nations Unies (1975) et la Commission d'enquête sur le marché des alcools au Québec.

Professeur d'économique et de finances internationales à l'université de Montréal à partir de 1967, il fut directeur du département des sciences économiques à l'université de Montréal de 1972 à 1976 et président de la Société canadienne des sciences économiques en 1974 et 1975.

Élu député du Parti québécois dans Gouin en 1976 il fut Ministre de l'Industrie et du Commerce dans le cabinet Lévesque du 26 novembre 1976 au 21 septembre 1979 et siégea comme député indépendant par la suite.

Il retourna à l'enseignement à l'université de Montréal et fut élu président de la North American Economics and Finance Association en 1986.  Il fut choisi membre du Comité de règlement des différends commerciaux créé en vertu de l'accord de libre-échange canado-américain, en 1989 et vice-président de l'Association internationale des économistes de langue française (AIELF) depuis 1999. Il fut le récipiendaire du Prix Condorcet décerné par le MLQ en 2004

Il est l'auteur entre autres, de: l'Économique (1969), Indépendance et marché commun Québec États-Unis (1970), Afrique et intégration monétaire (1972), l'Économie québécoise (1976), l'Avenir économique du Québec (1977), la Troisième Option (1979), le Québec en crise (1981), Macroéconomique moderne (1992), Les grands enjeux politiques et économiques du Québec (1999), L'Heure juste (2002), Pourquoi Bush veut la guerre (2003) et Le nouvel empire américain (2004).

 

  

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