Du suicide à l'euthanasie

 

 

Cette page cherche à définir une grille des principales catégories qu'il convient de considérer entre le suicide pratiqué volontairement et sans complice par un individu et l'euthanasie pratiquée par un tiers sans le consentement explicite du sujet.

Il y a concensus à l'effet que le suicide est parfaitement légal car cet acte malheureux est perçu comme un droit fondamental des individus. Par contre, personne ne conteste l'interdiction absolue de mettre fin à la vie de quelqu'un contre son gré, cela est un meurtre.

Dans la pratique de la vie réelle, Il y a une foule de circonstances qui introduisent une gamme de grisés entre le blanc et noir du suicide et du meurtre. La grille qui suit cherche à en dégager les grandes catégories en ce qui concerne le partage de la responsabilité entre l'individu et le corps médical.

ACTIF
PASSIF
Personne ne peut être tenu responsable du suicide en état de crise psychologique ou de dépression, même pas le sujet qui n'est pas en pleine possession de ses moyens.
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Le sujet d'un suicide réfléchi est certes responsable de s'enlever la vie mais ce geste est parfaitement légal car c'est considéré un droit fondamental de tout individu.
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Le protocole médical classique vise à prolonger la vie à tout prix. Cette procédure qui vise surtout à satisfaire le serment d'hypocrate des médecins au dépens de leurs patients, conduit trop souvent à un acharnement thérapeutique qu'il serait criminel de faire subir à des animaux. La terreur devant la possibilité d'être forcé de subir de tels traitements est un motif raisonnable du suicide réfléchi.
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Les soins palliatifs modérés cherchent à atténuer la détresse et la douleur du patient sans rien faire qui pourrait écourter la durée de vie restante du patient. Cette voie est un compromis conservateur entre l'intérêt du personnel soignant et celui du patient. C'est aussi une voie d'évitement qui permet aux politiciens d'évacuer l'épineuse question du suicide assisté même si les ressources requises ne sont disponibles que pour une fraction des patients qui réclament ce genre de traitement.
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Les soins palliatifs extrêmes accordent la priorité à la qualité de la vie du patient même si cela peut écourter sa durée.  Les soins palliatifs, même extrêmes, demeurent un compromis entre la sécurité légale du personnel traitant et l'intérêt du patient qui réclame le droit de mourrir dignement et sans suplice. La seule différence entre les soins palliatifs modérés et extrêmes réside dans le courage du personnel traitant de se rapprocher de la frontière avec l'euthanasie volontaire.
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Dans le suicide assisté, le personel traitant fournit au patient les moyens de mettre fin à sa vie mais ne particpe pas au geste fatal. Des mesures conservatoires peuvent facilement garantir que la volonté du sujet de mettre fin à sa vie est authentique, persistante et libre de toute coercion.

L'expérience d'un encadrement législatif permissif de l'État de l'Oregon démontre que la disponibilité du suicide assisté permet souvent àux mourants de vivre leur agonie jusqu'au bout sans y avoir recours.

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Il est question d'euthanasie volontaire lorsque le personnel traitant intervient de façon active pour mettre fin à la vie du patient selon la volonté clairement exprimée de celui-ci lorsqu'il ne peut plus le faire lui-même. 

 

 

Laisser mourrir selon les instructions préalables du patient. C'est ici qu'intervienent le testament biologique et le mandat de fondé de pouvoirs en cas d'incompétence.
L'euthanasie non volontaire a lieu lorsqu'une intervention procure une "mort douce" à un agonisant pour mettre fin à ses tourments physiques ou moraux sans instructions spécifiques du sujet à cet effet. Il y a concensus qu'il s'agit là d'un meurtre mais la justice tient quelquefois compte de circonstances atténuantes en determinant la sanction lorsque la compassion est le seul mobile. Laisser mourrir sans instructions spécifiques du patient à cet effet.